| Merdre mots et noms |
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| Père UBU : Merdre! Mère UBU : Oh! voilà du joli, Père Ubu, vous estes un fort grand voyou.Père UBU : Que ne vous assom'je, Mère Ubu!Mère UBU : Ce n'est pas moi, Père Ubu, c'est un autre qu'il faudrait assassiner.Père UBU : De par ma chandelle verte, je ne comprends pas. |
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| Ubu roi, Acte I, scène 1 (1896), Alfred Jarry |
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| L'image sereine au contenu extravagant que tu peux voir en haut à droite, lecteur, n'est pas une invention du Père UBU. C'est ni en Pologne, ni nulle part mais en Loire-Atlantique. |
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| photographie de Merdre : ©Laurence P. (autorisation, pour une diffusion sur le support internet. La présente cession est faite à titre gratuit...) | ||||
| photographie de gauche, tu l'as reconnu : c'est Alfred sur son vélo. (mais alors là, je ne sais plus où j'ai cueilli cette image ; là ? ) |
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| liens Alfred Jarry : * bio * Jarry sur wikipedia * Alfred Jarry 2007 * un texte d'Hubert Juin : Jarry et la littérature de son temps * un annuaire des lieux * UBU roi, Bnf * texte d'UBU roi Commentaires |
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vendredi 27 octobre 2006
jeudi 26 octobre 2006
Le cow-boy et le doigt de Dieu
| Christian Boltanski mots et noms |
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Un jour (une nuit peut-être), trois maisons. Les mêmes. Ca se passe à Berlin dans le quartier “Mitte”. Un avion survole la Grosse Hamburger Strasse où pas mal de juifs habitent. Manque de chance, l’épisode se déroule pendant la deuxième guerre mondiale, à la fin, en 1945. | |||
| Dans l’avion : un Américain. Il lâche ses bombes. Dessous, trois maisons, je t’ai dit. Les trois mêmes, sagement alignées. Une de ces saloperies tombe, pile
dessus. La première maison, elle a rien, la troisième, elle a rien non plus. Celle du milieu, elle a tout pris : écroulée, anéantie, disparue. Pourquoi celle-ci ? «Le doigt de Dieu», c’est Boltanski qui l’évoque dans sa vidéo concernant l’oeuvre qu’il a intitulée : “La Maison Manquante”. «Le cow-boy, dans son avion, il appuie sur le bouton et la bombe s'écrase sur une des maisons et pas sur les autres.» (citation de mémoire) Le bloc formé par ces "trois maisons" n’a jamais été détruit. En 1990, Christian Boltanski décide d’apposer sur les murs mitoyens de la maison disparue, qui désormais sera définitivement absente, des plaques commémoratives à chaque étage. Ces plaques portent le nom, la profession et le lieu où ils vivaient, les anciens habitants. La place laissée vide par l'immeuble détruit est ainsi rattachée au souvenir des habitants disparus. Travail "de mémoire", comme on dit. La "petite mémoire", celle des anonymes. Des mots et des noms, placés bizarrement, à une hauteur empêchant toute lecture, en sont les stigmates. |
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| liens Christian Boltanski, The Missing house : * Des photographies de "La Maison manquante" (site en néerlandais...) * Suite avec quelques photographies supplémentaires * Iconographie(s), quelques travaux de Boltanski |
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| *photographie 1 extraite de la vidéo présentée en 1998 dans l'exposition Christian Boltanski au Musée d'art moderne de la ville de Paris. *les autres photographies sont extraites du site en néerlandais en lien. Commentaires
le liens just de "missing House" de Chr. Boltanski :
http://www.kunstgeografie.nl/boltanski.htm http://www.kunstgeografie.nl/boltanski.2.htm
Commentaire n°1 posté par nico hemelaar le 29/05/2008 à 13h03
Mon deuxième lien était effectivement défectueux. J'ai rétabli.
Merci du signalement.
Commentaire n°2 posté par espace-holbein le 29/05/2008 à 16h21
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mercredi 25 octobre 2006
Magazine au SHOW OFF
| Mathias Schmied mots et noms |
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Un magazine est fait pour être lu (les mots) et regardé (les images). C’est d’un magazine qu’est extraite l’image utilisée pour cette oeuvre de Mathias Schmied. Le matériau de base est un objet de consommation, un objet pauvre. |
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| La photographie représente une demoiselle…dénudée. Pour une telle image, les légendes ont vraisemblablement assez peu d’importance. Ce qui fait la singularité de cette oeuvre c’est que la page du magazine a été découpée en très fines bandes parallèles ; une machine à détruire les “documents compromettants” a sans doute été utilisée mais cette destruction mécanisée n’a pas été menée jusqu’à son terme puisque le découpage en fines lanières s’arrête avant l’autre bord de l’image, ce qui retient fragilement l’ensemble. L’objet ainsi fabriqué est présenté à l’envers, un peu à la manière d’un saule pleureur : les fines lanières étant les branches et la partie laissée intacte, le tronc. Images et légendes sont visibles mais elles pleurent , comme parasitées par cette lacération régulière qui produit une sorte de frémissement du regard. Les mots, s'il en reste, ont disparu. |
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| Le SHOW OFF
Actuellement il est possible de voir différentes pièces de Mathias Schmied au Show off, le salon d’art contemporain qui vient d’ouvrir ses portes à l’Espace Pierre Cardin à Paris. J’en profite pour évoquer d’autres oeuvres que j’ai pu voir dans cet immense espace des Champs-Élysées qui présente vingt-huit galeries sur trois niveaux.
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| mots et noms...légendes : 0. image de présentation, Mathias Schmied, Background - 2005, galerie Olivier Houg 1. Le show off, ambiance. 2. Le show off, ambiance. 3. Raphaêl Boccanfuso, Galerie Patricia Dorfmann. 4. Regina Virserius, Inflexion #6, laser print, 2005, galerie Eric Dupont. 5. deux oeuvres de Fabio Viale : la Pietà et le David, d'après Michel-Ange. 6. l'installation de la Pietà d'après Michel Ange, de Fabio Viale. 7. photographie retouchée de la Pietà, Fabio Viale, Gagliardi art system gallery. 8. dNASAb, I-Pod sculpture, 2006, galerie Marc de Puechredon . 9. Le show off, ambiance. 10. Cristiano de Gaetano galerie The flat-Massimo carasi. 11. Raphaêl Boccanfuso, Galerie Patricia Dorfmann. 12. Yann Toma racontant une de ses oeuvres avec autoportrait... Galerie Patricia Dorfmann. 13. L'origine du monde, façon Space Invaders, Galerie Patricia Dorfmann. 14. Christina Benz, Ripple (2006), projection sur écran niveau sol, Augustin Dufrasne gallery. 15. Benardí Roig Bernardí Roig, Father (Berlin), 2004, galerie Stefan Röpke. 16. Julie Faure-Brac, les Humanimaux, 2005, galerie Eric Mircher. |
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Cette mini FIAC qu’est le Show Off Paris présente beaucoup d’oeuvres, de nombreuses galeries issues de différents pays et beaucoup d’artistes. Certains sont très connus, voire des valeurs sures comme Morellet, Mapplethorpe ou Paul Graham, certains autres sont pour moi des découvertes. Le choix que j'ai fait ici est nécessairement arbitraire et j’ai dû en écarter beaucoup : je m’aperçois, par exemple, qu’aucun des artistes de la galerie Les filles du Calvaire n’est représenté dans ma sélection alors même que c’est une galerie dont j’apprécie les partis-pris et les artistes. En revanche, la galerie Patricia Dorfmann occupe une place importante dans ma liste : j’ai beaucoup apprécié le travail d’un artiste comme Raphaël Boccanfuso et son humour décalé : les nudistes est une sorte de photographie à la Diane Arbus mâtinée de Martin Parr… David Shrigley, que j’évoquais récemment n’est pas loin non plus.
Très beau travail, sobre, profond, de Regina Virserius, Inflexion. Truc rigolo de dNASAb : la I-Pod sculpture ; un “combine” moderne… Et puis ces deux pièces étonnantes de Fabio Viale autour de Michel-Ange. Chacune de ces pièces est composée de deux éléments, une sculpture sur socle (en marbre) placée devant une photographie de sculpture numériquement retouchée. Ce n’est ni une sculpture ni une photographie mais bien une installation qui doit être envisagée dans son ensemble. Le regard va de l’une à l’autre, puis revient. La sculpture, en marbre, restitue un élément déficitaire de la photographie (la partie manquante semble avoir été arrachée à l’image, grattée et se présente devant nos yeux, retrouvant par la même occasion sa dimension d’origine. La réflexion de cet artiste sur l'échelle des oeuvres et la complémentarité des médiums est extrêmement intéressante.) Les travaux de Julie Faure-Brac, Les Humanimaux, font surgir devant nos yeux des “animindividus” troublants car hybrides et de hauteur respectable. Très belle ambiance composée par la vidéo de Christina Benz qui est présentée au sol. Ce sont des ballons habités par des silhouettes, entre autre… Les personnages de Cristiano de Gaetano semblent être fabriqués de façon traditionnelle à l’aide de touches peintes, or il s’agit de plastiline. Chaque touche de “peinture” est une petite motte de plastiline de couleur écrasée. Le résultat est étonnant. Il y aurait évidemment beaucoup d'autres choses à dire et à montrer. Cette exposition est présentée à l' Espace Pierre Cardin, 1 avenue Gabriel à Paris, jusqu'au 29 octobre. |
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| photographies de l'auteur (systématiquement de mauvaise qualité, vu les conditions...), excepté la 4, et la partie gauche de la 15, empruntées à la liste d'artistes du site de Show Off. | |||||||
mardi 24 octobre 2006
HATE
| David Shrigley mots et noms |
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| La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts. |
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| David Shrigley est un type de près de deux mètres de haut. Une vision de périscope déformant sur le monde. Artiste écossais déguisé en panoptique-déconnant, il joue les raccourcis féroces et organise les dérèglements. Fout des courts-circuits dans les images à l'aide des mots (ou c'est peut-être bien le contraire ; ou l'inverse du contraire, ou le contraire dans l'autre sens. Justement, à ce propos, le non-sens c'est son affaire). Bio de Shrigley : « Je me lève vers 9.00 du matin, je me couche à minuit et entre-temps je suis éveillé. » (dixit D.S.) |
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| liens David Shrigley : * site de D.S. * petit panorama d'une expo chez Yvon Lambert (paris-art) * expo au Kerguehennec * bouquins et autres bizarreries chez Florence Loewy |
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| David Shrigley est représenté par la galerie Yvon Lambert, Paris | ||||
lundi 23 octobre 2006
Nick WAPLINGTON
| Nick Waplington mots et noms |
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Truth or Consequences : il s'agit d'un corpus de photographies de Nick Waplington qui a pour sujet unique "Truth or Consequences", une petite ville du Nouveau Mexique au nom extraordinaire et bizarre :"Vérité ou conséquences".
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| Il est amusant de savoir que la ville s’appelait initialement Hot Springs mais que les habitants ont voté afin de changer ce nom en “Truth or Consequences". Ce nom est celui d'un show radiophonique associé à un jeu dans lequel la ville et ses résidants ont été inextricablement liés depuis 1950. Nick Waplington qui est un photographe britannique est arrivé dans cette bourgade singulière en 1993. Après avoir tiré une cinquantaine de pellicules, il conçut l'idée de faire un voyage annuel dans la ville et ses premières images ont formé les débuts d'un projet étendu. Il a passé huit ans à tenter de révéler l'identité de la ville à travers son nom. Tout a été passé au crible de son objectif : les habitants et leur vie de tous les jours, l'intimité, les maisons, les coutumes, les paysages, et de nombreuses choses du quotidien. Waplington en a fait un livre sous-titré “Une histoire personnelle de la photographie américaine du siècle dernier ”, rendant ainsi hommage à de grandes figures du genre comme celle d'Edouard Weston, de Walker Evans ou encore de William Eggleston. |
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| photographies de la série "Truth or Consequences" ©Nick Waplington |
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| liens Nick Waplington : * art department * portrait photographique |
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Merci Laurence pour cette fameuse trouvaille !