| Le Désert de RETZ | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Le comte de Monville était un dandy, il était également érudit, libertin et peut-être franc-maçon. Mais ça, rien ne l'atteste. Il est troublant de constater que la majorité de ses amis et de ses invités l'étaient. Et puis on a cru voir dans l'ordonnancement de ce jardin une volonté de donner un sens allant chercher du côté de la franc-maçonnerie. Il existait un endroit qui permettait d'entrer dans le domaine et qui s'appelait La Porte en Rocher. Cette porte faite de fausse roche -disparue aujourd'hui dans son état originel- était destinée à marquer l'imaginaire du visiteur qui pénétrait dans le parc. Il s'agissait d'un lieu initiatique qui servait de passage entre la forêt (lieu sauvage, inorganisé, anarchique) et le Désert qui mimait la nature mais était le fruit d'une pensée, d'une réflexion, d'une philosophie, d'un axe de vie. Les fabriques auraient été autant de stations sur le chemin de la connaissance expliquent Julien Cendres et Chloé Radiguet, les deux auteurs de l'ouvrage cité en bas de page. Et cette Porte aurait été la première de ces stations. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Et puis il y a cette fabrique qui serait celle de l'aboutissement : La Glacière en forme de pyramide (1) qui avait une fonction très technique et utilitaire puisqu'elle était une véritable glacière. En revanche son apparence pure et géométique à l'excès lui fait endosser le rôle de métaphore de la perfection maçonnique. Toutes ces constructions fondées sur un cheminement, sur une progression, pourraient faire référence à différentes civilisations ou à différentes pensées philosophiques et religieuses. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Le jardin classique à la française, avec ses alignements, sa rigueur, sa maîtrise de l'espace, a vécu. C'est le jardin à l'anglaise qui va prendre le relais. Il sera une espèce de refuge pour l'aristocratie qui constituera dans ce lieu clos de nouvelles règles, y inventera de nouveaux jeux, remédiera à son désœuvrement. Annie Le Brun dans un ouvrage intitulé Les châteaux de la subversion - J.J. Pauvert, 1982- décrit les aristocrates de l'époque comme des «spectateurs fascinés d'une civilisation à l'agonie, encore incapable d'intervenir sur le monde».* Elle voit dans ce lieu qu'est le jardin, un «refuge où l'on se rend pour différer le moment d'affronter les orages qui se préparent. Ce sont d'ultimes décors qu'on ne peut s'empêcher d'interposer entre le monde et soi. Imperceptiblement on l'aménage pour tromper l'attente ; on en fait un lieu où tout devient signe.»* | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Pris dans la tourmente révolutionnaire, François de Monville va vendre son domaine et le Désert de Retz va décliner
lentement durant les deux siècles qui vont suivre. En 1856 Frédéric Passy - premier prix Nobel de la Paix- va en devenir le propriétaire et y faire vivre sa famille. Abel
Gance y filmera en compagnie de Max Linder. Dali, Aragon, Arp, Breton et les membres du Groupe surréaliste y passeront. Denise Bellon les photographiera (4, 5).
Et enfin, en 2007, la commune de Chambourcy acquiert pour un euro symbolique la partie «historique» du Désert de Retz qui progressivement va s'ouvrir aux visites **. |
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| (suite prochainement, j'espère) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| * cité par Veer Dobbeleir dans le journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ** voir les conditions dans le commentaire de Mr Saury, président de l'association "Le Désert de Retz, jardin des Lumières" | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Commentaires |
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lundi 14 juin 2010
samedi 12 juin 2010
Le Désert de RETZ. 3
| Le Désert de RETZ | |||||
| François Racine de Monville va quitter Paris en 1778 et venir habiter la Maison Chinoise. L'endroit est luxueux, raffiné. On s'y réunit pour faire des lectures d'extraits de L'Encyclopédie de Diderot ou bien des Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau. À peu près à la même époque il commence à faire planter dans son domaine des arbres de toutes provenances et passe commande d'essences rares et variées au responsable des Pépinières Royales. Le domaine va progressivement s'enrichir de spécimens que l'on peut encore admirer à l'occasion de la visite. Puis en 1781 Monville va faire construire la Colonne Détruite (1, 2, 3, 4) qu'il va habiter l'année suivante. Il s'agit des vestiges d'une fausse colonne dorique d'une taille impressionnante. Si cette colonne avait existé réellement, on a calculé que, proportionnellement à sa base, elle atteindrait à peu près cent vingt mètres de haut. Mais l'intérêt de cette construction, outre qu'elle adopte l'esthétique de la ruine, est qu'il s'agit d'une véritable habitation. | |||||
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| La Colonne Détruite est la pièce maîtresse du Désert de Retz. La coupe (3) montre une occupation astucieuse de l'espace autour d'un escalier central hélicoïdal. Seize fenêtres ovales offrent autant de points de vue sur le domaine, laissant apparaître, à chaque fois, une fabrique différente. Son diamètre est d'une quinzaine de mètres et sa hauteur d'une vingtaine. Seize cannelures, quatre étages et une cave. L'intérieur était fleuri et chaque pièce tendue de toile de Jouy. Le détail de la description montre un raffinement extrême. | |||||
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| L'édifice s'inscrit dans la démesure : les restes d'une colonne de cette taille supposent l'existence passée d'une construction plus générale au delà de ce que l'imagination peut produire. L'ordre dorique auquel ces restes font référence nous projette dans un passé austère puissant et révolu. D'autre part, on ne peut évidemment que constater l'analogie formelle qui existe entre cette Colonne Détruite et la célèbre Tour de Babel (peinte ici par Pieter Bruegel l'Ancien, 1563). Le texte de la Genèse, qui met en scène des hommes empêchés d'atteindre le ciel par un dieu qui les punit en multipliant les langues et donc -du fait de cette division- les contraint à partir en quête perpétuelle de connaissance, n'est pas totalement étranger aux préoccupations de l'initiateur du lieu. La forme ronde et irrégulière due à la pseudo-dégradation de l'édifice va créer visuellement une analogie. Et puis après l'orgueil des hommes à vouloir se faire les égaux de Dieu, viendra la vanité dans l'anticipation de leur déchéance. La ruine sera l'objet d'une instrumentalisation tant esthétique que philosophique. Un peintre, Hubert Robert, était spécialiste dans ce domaine. Ce peintre célèbre a, par exemple, peint la grande galerie du Louvre en ruines. Il se trouve qu'Hubert Robert était ami de François de Monville qui avait certains de ses tableaux -comme Le Décintrement du pont de Neuilly- accrochés aux murs des appartements de la Colonne Détruite. Nous sommes au crépuscule d'un XVIIIème siècle sourdement inquiet. | |||||
| Cette esthétique de la ruine sera travaillée avec une grande détermination car parmi les fabriques il en existe une qui est une ruine authentique, celle qui est appelée L'Eglise gothique ruinée (5). Il s'agit de la chapelle de l'ancienne paroisse de Saint-Jacques-de-Retz construite au début du XIIIème siècle. François Racine de Monville l'a intégré dans son ensemble au même titre que les autres fabriques. Il s'agissait de montrer pour lui la supériorité du savoir encyclopédique au détriment de l'Église catholique qui à l'époque des Lumières représentait une forme d'obscurantisme. Ainsi, l'œuvre de François Racine de Monville allait dans le sens d'une modernité revendiquée. À noter, en passant, que la pratique qui consiste à s'approprier de l'existant et à l'intégrer dans une démarche artistique est un trait très représentatif du XXème siècle. La roue tourne : au Quattrocento, la ruine foulée aux pieds était celle du paganisme et faisait allusion à la suprématie de la chrétienté et ceci était montré, par exemple, dans le Saint Sébastien (du Louvre) que Mantegna peignait. | |||||
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| Et pour ce qui est de la modernité, François de Monville était peut-être quelqu'un de très avant-gardiste : parmi les fabriques, il en existait une appelée L'Ermitage ; c'était une simple cabane de planches entourée d'arbres que Monville avait fait édifier sur un tertre artificiel, dans une zone sauvage du domaine, et qui abritait un ermite. François Racine de Monville avait loué les services d'un individu qui était payé pour jouer le rôle de l'ermite. Son contrat prévoyait qu'il ne devait ni se laver, ni se couper les ongles, ni la barbe, ni les cheveux. Ce pauvre homme ne s'acquittera de cette tâche qu'une seule année et personne ne le remplaça. Cela doit nous rappeler évidemment certaines pratiques contemporaines liées à la performance. | |||||
| (suite prochainement, j'espère) | |||||
| Beaucoup d'éléments rapportés dans cet article sont le fruit de la lecture de l'excellent ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009 | |||||
| photographies personnelles sauf 3 extraite de l'ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009, p59 | |||||
| site consacré aux parcs à fabriques et plus particulièrement au Désert
de Retz
The Racine de Monville Home Page |
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| J'apprends aujourd'hui la mort de Sigmar POLKE. Grand peintre. | |||||
Commentaires
Haha, j'adore le dernier paragraphe!!! Complètement fou ce comte...
Commentaire n°1 posté par Zoé des Zibelines pas mis à jour depuis des mois le 12/06/2010 à 23h21
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vendredi 11 juin 2010
Le Désert de RETZ. 2
| Le Désert de RETZ | |||||
| Dans l'édition de 1756 de L'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, Claude Henri Watelet définit ainsi le mot fabrique
:«Tout bâtiment dont la peinture offre la représentation.» À compter de ce moment, les constructions ornementales pittoresques élevées dans les jardins porteront le nom de fabrique -
pittoresque s'entend ici au sens étymologique, c'est à dire «susceptible d'être peint». *
Il existait vingt et une fabriques sur le domaine du Désert de Retz. Beaucoup ont été détruites. Ainsi, il ne reste que quelques photographies, notamment d'Izis (1), pour se souvenir de la Maison chinoise, en ruines, et qui a maintenant totalement disparu. Et puis les dessins d'époque (2, 3). Certaines de ces fabriques sont devenues des vestiges et enfin quelques-unes ont fort heureusement bénéficié d'une restauration. |
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| On peut comprendre facilement les raisons de la disparition totale de la Maison chinoise et du petit pavillon attenant lorsqu'on lit les descriptions qui en ont été faites : «Entièrement construite en bois de teck importé d'Inde, elle repose sur une assise de pierre. Des mâts horizontaux soutiennent les avancées du toit à ressauts décorées de doucines -couvertes d'ardoises taillées en écaille de poisson- que coiffent deux vases de Chine en tôle peinte faisant office de cheminées (...).» : les matériaux utilisés ont subi l'assaut du temps et le raffinement à la fois de l'architecture intérieure et du contenu de ce pavillon n'ont pas résisté aux différentes vagues de pillage. | |||||
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| Ce qui était en pierre est parfois resté partiellement comme le Théâtre découvert sous un Berceau de Grands Ormes (4) ou bien encore les colonnes baguées du Temple du Repos.(5). Autant de traces de ces fabriques qui encadraient un panorama -une "vue"- que le promeneur découvrait au fur et à mesure de son déplacement. Ici le Théâtre découvert est une sorte de métaphore du projet général du comte de Monville. Et l'on fera ici référence aux fameux jardins chinois que des Jésuites français installés en Chine avaient découverts. Il s'agissait d'organiser la nature en reconstituant des paysages dits «naturels» faits de ruisseaux, de grottes, de petites bosses de verdure, de rochers, de plans d'eau, de buissons, d'herbes "sauvages" et même de délicates constructions savamment disposées dans cet ensemble. L'individu itinérant croisait ainsi, à certains moments de son parcours, des tableaux dans lesquels tout était déjà composé. Mais le XVIIIème siècle, siècle des Lumières, n'en restera pas à cette conception du paysage liée étroitement au pittoresque. Le promeneur évoluera d'une étape à l'autre, au gré des fabriques, et percevra toute la dimension philosophique de son parcours pour arriver finalement, au bout de son trajet, à la ruine. Et l'on verra avec la Colonne Détruite - qui rappelle d'une certaine manière la Tour de Babel et la perte du langage - que la quête de sens créée par ces compositions et ces recréations de la nature est loin d'être un hasard. | |||||
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| Mais le promeneur aura parfois un avant-goût de son étape finale en croisant, par exemple, ce Petit Autel presque ruiné (6, 7) conçu comme tel dès le dessin initial : une ruine avant d'être fabriqué. Ce qui est troublant est de constater que ce Petit autel presque ruiné a lui-même subi les affres du temps et que son apparence actuelle le renvoie à égalité avec les autres fabriques existantes, également mais naturellement ruinées. Le temps, inexorable, aura aplani les différences à visée philosophique. | |||||
| (suite prochainement, j'espère) | |||||
| * extrait de l'ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009, p49 | |||||
| photographies personnelles sauf 1, 2, 3, extraites de l'ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres cité ci-dessus | |||||
jeudi 10 juin 2010
Le Désert de RETZ. 1
| Le Désert de RETZ | |||||
| Le Désert de Retz est un endroit bien étrange. On n'y croise pas de cerf scribe, intendant ou dessinateur, déguisé en chat botté assis avec nonchalance sur le rebord d'une fenêtre ovale. Pas de chameaux non plus. Ni de sable. Le Désert n'est pas un désert : c'est un immense jardin, un parc situé non loin de Paris, sur la commune de Chambourcy, un jardin qui s'étend quand même sur une quarantaine d'hectares. Les surréalistes en sont tombés amoureux et Prévert lui-même en a laissé une trace en créant ce collage (à partir d'une photographie d'Izis) où l'on peut reconnaître une des seize fenêtres si caractéristiques de la Colonne Détruite qui servit d'habitation à ses propriétaires successifs. Et l'inventeur de ce jardin a vécu il y a bien longtemps, bien longtemps avant Prévert, bien longtemps avant les surréalistes. Son nom était François Nicolas Henri Racine de Monville - que l'on appellera le comte de Monville - et ce comte était un aristocrate éclairé qui vécut au siècle des Lumières. | |||||
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| François Nicolas Henri Racine de Monville est donc né le 4 octobre 1734. Il va devenir grand maître des Eaux et Forêt. Mais c'est un érudit. Il est passionné de musique : il joue de la flûte et de la harpe. Et ce n'est pas tout. Il va étudier la botanique, l'agronomie, la chimie, l'horticulture, l'astronomie, la physique et l'architecture. Et, riche de toutes ces connaissances, François de Monville décide de créer un jardin anglo-chinois à fabriques. C'est le Désert de Retz qui va rester le plus remarquable de ces jardins anglo-chinois. | |||||
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| Les fabriques c'est ce qu'on appellera également les folies. Ce sont de petites constructions, souvent singulières, à l'écart des villes et toujours entourées de verdure. Elle sont à l'usage de l'aristocratie. Ces architectures seront le reflet d'un orient imaginaire ou bien anticiperont sur la dégradation du temps en adoptant une esthétique de la ruine. Ces constructions seront installées idéalement dans des paysages créés pour être volontairement pittoresques (c'est à dire des vues, des paysages destinés à être peints : des paysages créés en tout point pour la vue). | |||||
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| En 1774 François de Monville fait l'acquisition d'une maison de campagne à Saint Jacques de Retz qui est un endroit très isolé en bordure de la forêt de Marly. Il va concevoir le Désert de Retz qui va l'occuper durant une décennie. Il dessinera les plans de chacune de ses fabriques comme il l'avait fait plus tôt lors de la construction de ses deux hôtels particuliers parisiens dont il avait confié la construction à Étienne-Louis Boullée. C'est le Temple au dieu Pan (5) qui inaugurera la série en 1775. Plusieurs de ces fabriques verront le jour et l'année suivante ce sera : la Maison chinoise, (6, emplacement initial) le Temple du repos, une Serre, un Obélisque en tôle peinte et un Treillage en architecture arrangée. Et puis d'autres encore : la Glacière en forme de pyramide (4), la Tente terminée par un dôme «fait en manière siamoise» (7) et naturellement, la plus célèbre, la Colonne Détruite (2,3) qui aura la particularité d'être l'habitation principale du domaine. | |||||
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| (suite prochainement, j'espère) | |||||
| photographies personnelles sauf 1 : collage de Jacques Prévert, La Fenêtre d'Izis
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Commentaires
Merci pour cet article fort documenté et fort intéressant sur ce lieu fortement métaphysique
Pourriez-vous me dire s'il existe un ouvrage sur ce lieu étonnant, dont je comprends qu'il ait retenu votre attention ? Par avance, merci.
Sincères salutations,
A. Simon
Commentaire n°2 posté par Ariane Simon le 11/06/2010 à 08h48
Oui, il y a un bel ouvrage paru l'an dernier de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat. J'y fait référence dans l'article suivant. Les photos anciennes sont extraites de cet ouvrage. D'autre part, il y a eu une exposition d'art contemporain extrêmement intéressante il y a quelques mois à Paris et le propos avait pour axe le Désert de Retz. On y distribuait un document assez épais (sorte de catalogue d'expo) très complet, très bien fait. Gratuit, donc difficile à se procurer maintenant. Je vais aborder ce versant plus contemporain plus tard.
Je sais par ailleurs qu'un petit livre plus modeste a été fait par l'association (je crois) des amis du Désert de Retz basée à Chambourcy.
Commentaire n°3 posté par espace-holbein le 11/06/2010 à 14h19
Ce qui prouve que je suis bien moins incollable sur Prévert que tu le sous-entendais puisque j'ignorais où la photo d'Izis avait été prise. Premier soulagement : ça ne contredit pas ce que je dis sur Izis dans ma thèse et accessoirement dans l'expo (ouf!!). Dommage que je n'aie pas connu son intérêt pour ce lieu plus tôt, parce que par rapport à son histoire (et à l'Histoire), c'est vraiment intéressant. Evidemment, c'est toujours émouvant de découvrir un nouvel aspect dans l'oeuvre d'un artiste qu'on apprécie (j'ai une tendresse particulière pour le travail d'Izis) : merci. Et surtout, comment j'ai pu ignorer aussi longtemps l'existence d'un tel désert ? Sûr que si Alfaroubeira avait connu l'existence de ce jardin, il se serait abstenu d'aller courir le monde avec ses quatre dromadaires...
(sinon je suis aussi capable de parler d'autres poètes que Prévert. D'ailleurs il y en a un qui s'est caché dans ce comm', sauras-tu le retrouver ? D'où j'espère aussi la suite de cet article, pour en savoir plus sur ces artistes post-Prévert qui ont récemment envahi le jardin ;-)
Commentaire n°4 posté par laurence le 11/06/2010 à 15h13
L'association dont je suis président a la dénomination suivante :"Le Désert de Retz, jardin des Lumières". C'est elle qui, notamment, organise les visites d'individuels les 2è et 4è samedis de chaque mois, et des visites de groupes en semaine. Dans les 2 cas, il faut s'inscrire à l'avance auprès du service "animations" (01 39 22 31 37) de la mairie de Chambourcy, propriétaire du Désert. Il n'y a pas de visites libres.
Commentaire n°5 posté par SAURY le 11/06/2010 à 19h15
Je suis impressionné d'avoir «appris» des choses à Laurence sur Prévert (à mettre dans mon C.V. ;-)
Mais elle doit feindre...
C'est bien que l'association (créée il y a moins de deux ans, je crois ?) se manifeste. Pour ce qui concerne le Désert de Retz, la déambulation sur les traces des visiteurs de François Racine de Monville est une pratique bien supérieure à celle de la lecture (on va dire : avantageusement complémentaire)...
Commentaire n°6 posté par espace-holbein le 12/06/2010 à 15h53
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lundi 11 janvier 2010
Portrait
| portrait |
| source |
Commentaires
Surtout par les temps -incertains- qui courent.
Commentaire n°2 posté par espace-holbein le 16/01/2011 à 09h32
le rapport au modèle m'a inspiré ces nouveaux articles sur le réalisme
Modèle :
« (...) L'utilité principale du modèle est de montrer un être que l'imagination n'aurait pu se représenter totalement, ou dans sa forme d'ensemble ; l'artiste qui travaille de chic, c'est à dire sans modèle, risque de n'arriver qu'à du faux ou de l'incoordonné. (...)»
Définition de Modèle, Étienne Souriau, Vocabulaire d'esthétique
Réponse de espace-holbein le 19/01/2011 à 14h51
C'est tout lui. Carrément.
Commentaire n°4 posté par Gilbert Pinna le 17/01/2011 à 15h12
Elle ?
Réponse de espace-holbein le 19/01/2011 à 14h37
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COLETTE